À éviter absolument : un réarmement militaire inutile au détriment des plus vulnérables

Le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui son intention d’augmenter la taxe sur la valeur ajoutée de 0,8 % afin de financer un réarmement militaire inapproprié. Si cette décision est adoptée, un référendum obligatoire sera organisé. Le GSsA s’opposera activement à une telle augmentation.

Depuis des mois, une idée hante la Berne fédérale : comme il est impossible de s’entendre sur la politique financière, mais que l’on souhaite à tout prix un réarmement militaire incontesté, une nouvelle solution doit être trouvée. Avec l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l’armée, une proposition vise désormais à rendre deux vaches sacrées encore plus sacrées. Il s’agit de l’armée et du frein à l’endettement. Pauline Schneider, secrétaire politique du GSsA, est claire : « Le frein à l’endettement et l’armée sont tous deux sacrés pour la droite conservatrice. L’augmentation de la TVA touche proportionnellement davantage les personnes socialement défavorisées. Le Conseil fédéral s’en tient à sa devise : du réarmement et de l’austérité plutôt que la lutte contre la pauvreté. »

Le fait que le Conseil fédéral privilégie la taxe sur la valeur ajoutée, considérée comme antisociale, à l’impôt fédéral direct dans le contexte du réarmement est caractéristique, mais exceptionnel d’un point de vue historique. Lorsque les dépenses d’armement ont augmenté en 1914, un impôt fédéral direct a été appliqué pour la première fois. Lors de son introduction définitive en 1940, il a été nommé « impôt militaire ». 

La poursuite du réarmement de l’armée est injustifiée, car la Confédération investit déjà plus d’1 % du produit intérieur brut dans l’armée, comme l’a récemment confirmé le DDPS dans un rapport. De plus, consacrer davantage de fonds à l’armée ne garantit en aucun cas une sécurité accrue. Si l’on se réfère au dernier rapport d’Oxfam, qui constate un niveau historique d’inégalité sociale, les fonds destinés au réarmement devraient être prélevés chez les plus riches, et certainement pas sur celles et ceux qui ont aujourd’hui déjà trop peu. Pauline Schneider ajoute : « Tant que le Conseil fédéral maintiendra son choix du F-35, dont le cockpit est occupé par les USA de Trump, toute augmentation des dépenses militaires sera inappropriée. »

Le GSsA s’oppose fermement à la proposition de faire supporter le renforcement absurde de l’armement et les soucis financiers qui y sont liés aux plus démuni-es.

Dans différents cantons et au niveau national, une large opposition à la politique d’austérité se manifeste via de nombreuses grèves. Le GSsA les soutient. Il est évident que le Parlement a le devoir de ne pas ignorer la rue et de ne pas augmenter l’un des impôts les plus antisociaux. 

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