Cher Monsieur le conseiller fédéral Pfister.

Nous vous félicitons pour votre élection au Conseil fédéral et pour votre nouveau rôle à la tête du DDPS.

En tant que Groupe pour une Suisse sans armée, nous défendrons des positions différentes des vôtres dans les années à venir. Nous partageons toutefois le souci de la sécurité et de l’avenir de notre pays – conscients que les grandes menaces de notre époque sont supranationales et mondiales. Notre engagement et notre passion vont à la politique de paix de la Suisse, nous savons donc que votre future tâche ne sera pas seulement responsable, mais aussi variée.

Nous nous permettons de vous faire part de quelques suggestions :

Notre plus grande préoccupation réside dans le fait qu’il n’y a guère de discussion sereine sur une analyse sobre des menaces, au-delà des celles purement militaires. Le débat sur la politique de sécurité n’a toujours pas intégré la menace existentielle que la crise climatique représente également pour notre pays.

Revenez sur la décision d’achat du F-35 et discutez avec vos homologues au Canada, en Finlande ou au Portugal. Ne remettez pas seulement en question le processus d’acquisition, mais aussi les exigences : Nous n’avons pas besoin d’un jet de combat. 

Nous sommes convaincus que la population a une appréciation différenciée des plans de réarmement de l’armée – nettement plus différenciée que le débat n’est souvent ressenti dans les médias.

Il vous appartient notamment de décider quelles décisions peuvent être soumises au vote du peuple.

Un ordre mondial fondé sur des règles est la pierre angulaire de notre sécurité en tant que petit État neutre. Aidez-nous à faire en sorte que la Suisse s’engage activement en faveur du renforcement des institutions de sécurité collective telles que l’ONU et de la mise en place d’une architecture de sécurité européenne.

Nous vous souhaitons un bon début de travail et nous réjouissons des futurs débats passionnants et équitables.

Votre GSsA

Remarque de la rédaction : le GSsA a fait parvenir une version plus détaillée de cette lettre au conseiller fédéral Pfister. À ce jour, une réponse est encore attendue.

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