Le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui qu’il maintenait son choix du drone ADS 15 d’Elbit. Au lieu d’abandonner face aux retards et problèmes techniques, il renonce volontairement à des fonctionnalités essentielles. Le GSsA est indigné et maintient l’importance de sa requête déposée en juillet.
Cela fait maintenant 10 ans que la Suisse attend des drones fonctionnels. Depuis tout aussi longtemps, le GSsA critique le projet d’acquisition de ces drones. Il a désormais raison. Le Conseil fédéral souhaite certes poursuivre le projet, mais renonce à certaines fonctionnalités essentielles. Pauline Schneider, secrétaire politique du GSsA, souligne : « Malgré nos avertissements, le Conseil fédéral s’est lancé dans ce processus d’acquisition en 2015. Aujourd’hui il refuse de prendre la seule décision qui s’impose : mettre fin à ce gouffre financier et à ce soutien de la plus grande entreprise d’armement israélienne ».
En quelques mots : les drones ne pourront pas voler sans surveillance pendant la journée, le DDPS souhaite renoncer à un système de dégivrage et à un système de décollage et d’atterrissage indépendant du GPS. Pauline Schneider ajoute : « En cas de gel ou de brouillard au sol, le drone ne pourra pas décoller. Même en étant fondamentalement contre cet achat il est impossible de ne pas relever l’absurdité d’acheter un drone qui ne possède pas ces caractéristiques. »
Outre les défauts techniques, il faut ajouter que ce projet concerne des drones israéliens du fabricant Elbit Systems, qui participe activement au génocide à Gaza en violation du droit international. Elbit vante même le fait que les drones ont été « testés sur le champ de bataille ». Le GSsA estime que cet achat de drones est contraire à la loi sur le matériel de guerre et au traité international sur le commerce des armes (ATT). En collaboration avec l’Association suisse des avocats pour la Palestine (ASAP) et la Ligue suisse des droits de l’Homme – Genève (LSDH, Genève), le GSsA a donc déposé une requête dans le but d’invalider le contrat il y a deux mois. La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral donne encore plus de poids à cette démarche.
