Edito

Chères lectrices, Chers lecteurs,

Lorsque la guerre civile a éclaté en Syrie, je n’avais que 9 ans. Cela signifie que lorsque j’ai eu mes premières réflexions politiques, la Syrie était déjà en guerre. Durant ces 14 années, j’ai pu aller à l’école et grandir en sécurité, chose impensable pour les enfants syriens. La nouvelle de la chute du régime tyrannique de Bachar el-Assad le 8 décembre était donc d’autant plus réjouissante qu’elle était attendue depuis si longtemps. Tout est donc bien qui finit bien ? Nous en sommes probablement encore bien loin, pensons seulement aux territoires kurdes. Pourtant, dans de grandes parties de la Syrie, c’est la première occasion depuis longtemps de construire un avenir florissant, pacifique et juste, qui permette au pays de se reconstruire[1] . Nous nous pencherons sur cette thématique dans ce numéro (p. 7). En parlant d’espoir international : en décembre dernier, l’organisation Nihon Hidankyo a obtenu le prix Nobel de la paix. Celle-ci s’engage pour les survivant·es des bombes nucléaires et pour une interdiction des armes nucléaires. Des représentant·es de cette organisation ont rédigé un texte que nous reproduisons ici dans ce journal. Ce texte devrait nous aider dans nos efforts pour la signature suisse du TIAN. Nous nous intéresserons également aux dysfonctionnements dans l’armée et les fiascos dans ses projets informatiques, véritables histoires sans fin. Soulignons encore l’importance de deux études publiées récemment, celle sur les violences sexuelles dans l’armée et celle sur les départs de l’armée pour le service civil (pp. 4 et 5).

Pour finir en beauté, nous ferons un petit coup de publicité pour la biographie de Louise Schneider, une militante de longue date. Celles et ceux qui connaissent Louise sauront à quel point elle serait touchée que vous achetiez un exemplaire pour vous plonger dans l’histoire mouvementée de sa vie. 

Au nom de toute l’équipe de rédaction, je vous souhaite excellente lecture,

Joris Fricker

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