Edito

Chères lectrices, chers lecteurs,

Lors de la dernière marche de Pâques, nous nous sommes non seulement engagés énergiquement contre l’armement nucléaire et militaire, mais nous avons également commémoré trois événements importants. Les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les 50 ans de la fin de la guerre du Vietnam et les 80 ans du largage des deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Ce dernier anniversaire aura lieu au mois d’août et fait donc la une de ce numéro (page 3). Aussi effrayant que cela puisse paraître, le risque de guerre nucléaire n’a jamais été aussi réel depuis des décennies. L’horloge de l’apocalypse est à 89 secondes de minuit, nous sommes donc à la veille d’une guerre nucléaire. Ce n’est pas une perspective très réjouissante. Notre initiative pour l’interdiction des armes nucléaires est donc d’autant plus importante qu’elle vise à contrer cette évolution et à faire reculer l’aiguille de l’horloge de quelques millisecondes. C’est pourquoi une feuille de signatures est jointe à ce journal. Si vous l’avez déjà signée, vous pouvez récolter trois signatures dans votre entourage, auprès de vos parents, ami-es ou voisin-es. Si toutes les personnes lisant le journal le font, nous aurons réuni d’un seul coup près de 50 000 signatures (on peut toujours rêver).

Par ailleurs, nous consacrons également ce numéro à l’avion de combat F-35. Notre critique était annoncée désuète, mais elle semble pourtant toujours actuelle. Comment cela se fait-il ? (page 4). En outre, nous nous tournerons vers le monde : vers la Serbie, où nous aurons un aperçu direct des protestations contre le gouvernement autoritaire, ou vers le Soudan, où une guerre brutale sévit à nouveau depuis deux ans (page 7). 

Je vous souhaite une bonne lecture et vous remercie de votre fidélité !

Joris Fricker

pour l’équipe de rédaction

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