Communiqué de presse de l’Alliance du référendum contre le matériel de guerre
15.07.2026 Les exportations suisses de matériel de guerre continuent leur envolée. Au premier semestre 2026, elles ont atteint près de 490 millions de francs, contre 358 millions à la même période en 2025, soit une hausse de près de 37 %. Les plus fortes augmentations concernent notamment l’Autriche, la Hongrie, la Roumanie, l’Italie et le Royaume-Uni.
Ces chiffres démontrent une nouvelle fois que les affirmations de l’industrie de l’armement, selon lesquelles la réglementation actuelle mettrait en péril son activité, ne résistent pas à l’épreuve des faits. Alors que le peuple suisse se prononcera en novembre sur le référendum contre l’assouplissement des règles d’exportation, les statistiques montrent au contraire que le secteur se porte très bien.
« L’industrie de l’armement prétend être étranglée par la législation actuelle. Or les chiffres racontent exactement l’inverse: les exportations explosent et atteignent un niveau exceptionnel. Il n’existe aucune raison d’affaiblir les garde-fous démocratiques en matière d’exportation d’armes », déclare Pauline Schneider, secrétaire de l’Alliance derrière le référendum.
Les statistiques montrent également que les exportations vers les États-Unis ont fortement diminué. Cette évolution est cohérente avec l’application du droit suisse, les nouvelles autorisations d’exportation vers les États-Unis ayant été suspendues en raison de leur implication dans la guerre en Iran. Elle démontre donc l’importance de la législation actuelle, car sans ces règles, la Suisse livrerait désormais directement des armes aux États-Unis, même dans la situation actuelle de guerre.
« Ce vote ne porte pas sur la survie d’une industrie, mais sur le maintien d’un contrôle démocratique et de règles qui empêchent les armes suisses d’alimenter des conflits du monde. Les chiffres publiés aujourd’hui montrent que ces règles fonctionnent, et que les exportations augmentent », ajoute Pauline Schneider.
Cette hausse est principalement portée par les exportations vers des pays européens figurant à l’annexe 2 de l’ordonnance sur le matériel de guerre, dont la plupart sont membres de l’OTAN. Les principaux marchés de l’industrie de l’armement se portent donc très bien. L’assouplissement demandé concernera également des États autoritaires comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Chine ou la Birmanie, où les règles actuelles limitent les exportations.
