Faire payer la population pour le réarmement : le GSsA rejette la hausse de la TVA

Le GSsA a répondu à la consultation sur le financement des dépenses d’armement de l’armée par une hausse de la TVA. Il rejette fermement ce projet, qui combine une augmentation massive des dépenses militaires avec un financement particulièrement injuste sur le plan social.

Depuis toujours, le GSsA alerte sur le fait que les grands dangers qui menacent la sécurité des personnes en Suisse ne peuvent pas être combattus par des moyens militaires. La demande d’une analyse concrète des menaces est toujours restée sans réponse. « Faire payer l’ensemble de la population pour financer davantage d’armement est une erreur politique. Les véritables enjeux de sécurité concernent la violence domestique, les crises sociales et climatiques ou encore la désinformation. Investir des milliards dans l’armée n’apporte aucune réponse à ces défis », souligne Pauline Schneider, secrétaire politique du GSsA. Il est bon de rappeler que l’étude «Sécurité 2026» a révélé que 32 % des personnes interrogées estiment encore que l’État dépense trop pour l’armée. En revanche, la part des personnes interrogées qui souhaitent que l’on consacre davantage de moyens à l’armée s’élève à 29 %.

Le large rejet du projet dans la procédure de consultation montre par ailleurs l’isolement croissant du Conseil fédéral sur cette question. Comme l’a relevé la RTS, presque tous les partis critiquent cette hausse de la TVA pour financer l’augmentation des dépenses militaires. « Ce refus démontre qu’il n’existe aucune légitimité politique à faire payer la population pour une politique de réarmement contestée » critique encore Pauline Schneider.

Plutôt que d’augmenter la TVA pour financer le réarmement, le GSsA appelle à renforcer la sécurité humaine par des investissements dans la prévention de la violence, la promotion de la paix, la protection des infrastructures critiques et la résilience de la société.La prise de position complète est disponible sur le site du GSsA.