Les 21 et 22 juin dernier, alors que les rues parisiennes dansaient au rythme de sa traditionnelle fête de la musique, à quelques kilomètres du centre, le ciel tremblait accaparé par les passages des rafales et autres avions de combat. Ces démonstrations s’inscrivaient dans le cadre du salon du Bourget, un des plus grands salons d’armement au monde, qui regroupait plus de 2400 exposants, dont plusieurs entreprises israéliennes. Dans la commune voisine de Bobigny, la coalition Guerre à la guerre organisait ce weekend là un contre-sommet pour dénoncer cette grande messe des vendeurs de mort. Manifestation, tables-rondes, ateliers, village associatif et concerts étaient au programme. Créée pour désarmer la machine de guerre et relancer un anti-militarisme populaire, cette coalition fédère de nombreuses associations différentes issues des luttes anticoloniales, féministes, antifascistes et écologistes. A une période où la guerre constitue un argument pour une reconfiguration des budgets aux dépens des services publics ou du système de protection sociale, cette unité autour de l’antimilitarisme semble de plus en plus nécessaire.

