En date du 9 avril 2025, le Conseil fédéral s’est rendu à Neuchâtel pour une séance extra muros, une manière de rendre hommage à la ville et au canton de Neuchâtel et d’y rencontrer la population. C’était aussi l’occasion pour les « 7 sages » de tester leur popularité auprès des Neuchâtelois et Neuchâteloises. Elyes Hammami, membre de BDS
Le GSsA, à l’appel de BDS Neuchâtel, a saisi cette opportunité pour dénoncer la complicité suisse dans le génocide en cours à Gaza. En effet, une soixantaine de militant·e·s se sont retrouvé·e·s à la Place du Marché, où un apéritif réunissait la population et les autorités cantonales et fédérales. À leur arrivée, une banderole « La Suisse complice » a été déployée depuis un bâtiment adjacent à la place, tandis qu’une autre longeait le parcours du Conseil fédéral et réclamait des « Sanctions contre Israël ». Des slogans tels que « La Suisse complice » ou « Cassis démission » ont été scandés, et une prise de parole dénonçant les investissements de la BNS dans l’armement israélien et leurs conséquences humanitaires désastreuses est venue perturber les discours officiels.
Le 27 juin 2024, la RTS révélait que la BNS, en spéculant sur la montée des actions d’Elbit Systems, avait réalisé plus d’un million de francs de bénéfice et détenait encore plusieurs milliers d’actions liées à l’armement israélien. Cette position, éthiquement discutable, rappelle la triste histoire de la Suisse durant la traite négrière ou le génocide commis par les nazis : officiellement neutre, mais facilitant l’exploitation et l’extermination de peuples opprimés pour des raisons économiques.
Dans un contexte de montée du militarisme en Europe, d’augmentation des budgets militaires tout en réduisant ceux de la santé, de l’éducation et d’autres domaines essentiels, dans un contexte de profits économiques réalisés sur la vie des Palestiniens et Palestiniennes, avec une BNS qui investit dans l’armement israélien, et dans un contexte de complicité génocidaire en soutien aux idées du criminel sioniste Netanyahou, il est de notre devoir de faire bloc. Chaque tribune de notre gouvernement doit être un lieu de contestation : d’abord pour sensibiliser la population, mais surtout pour construire un rapport de force face à notre bourgeoisie va-t-en-guerre. Il n’est pas admissible de se laisser entraîner dans une course à l’armement en sachant pertinemment que le dénouement sera une catastrophe humanitaire et écologique. Il est temps d’honorer le slogan : « Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes », car le problème fondamental est là : ils ne voient dans la guerre qu’un placement économiquement rentable. La lutte contre cette idéologie commence aujourd’hui !
La vie des Palestiniens et Palestiniennes n’est pas un marché économique, la guerre n’est pas notre option. Parlons le langage de la paix, parlons le langage de la justice.
