La CPS-N revient à la charge et demande 500 millions de plus pour des munitions

12.08.2026 Lors de sa séance d’hier, la Commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-N) a approuvé les crédits d’engagement prévus dans le message sur l’armée 2026, ainsi que le crédit additionnel de 394 millions de francs destiné à l’acquisition des avions de combat F-35A. A cette enveloppe déjà colossale, la commission a rajouté un crédit supplémentaire de 500 millions de francs destiné à l’achat de munitions. Il est plus qu’urgent que le peuple ait enfin son mot à dire sur ces dépenses d’armement qui ne cessent de grimper !

Le message sur l’armée 2026, demandait déjà environ 3,4 milliards de francs de crédit d’engagement, soit plus du double de l’année dernière. A ce montant déjà faramineux, la CPS-N vient de proposer d’ajouter un demi-milliard de francs, pour l’achat de munitions destinées aux systèmes de défense aérienne et à l’appui de feu indirect. La CPS-N avait déjà essayé d’ajouter un milliard de francs pour des munitions en 2025, le projet avait toutefois échoué au Parlement, au motif qu’il n’y avait pas de marge de manœuvre financière suffisante. Bien que la situation de départ soit restée inchangée, la CPS-N, dans sa frénésie d’armement, a décidé de revenir à la charge. La majorité justifie l’urgence de la situation par la forte demande qui augmenterait les prix et allongerait les délais de livraison. « Plutôt que d’engager une réelle réflexion sur la sécurité et une analyse des risques, on obéit à une logique de pénurie. C’est exactement comme cela qu’on s’enferme dans des spirales de réarmement qui n’en finissent jamais puisque l’industrie devra toujours écouler ses stocks » réagit Rayyân Rehouma, secrétaire politique du GSsA.

Lors de cette séance, la CPS-N a également proposé d’approuver le crédit additionnel de 394 millions de francs destiné à l’acquisition de 30 avions F-35A, malgré les nombreux scandales qui entourent cet achat. Dans son communiqué, la CPS-N prétend même approuver ce crédit afin d’« exploiter pleinement le volume de financement approuvé par le peuple suisse ». Elle semble oublier que le peuple avait accepté (avec seulement 50,1%) une enveloppe de 6 milliards et pas davantage. Mais elle oublie surtout que le peuple n’a jamais pu se prononcer sur le choix des F-35 puisque Viola Amherd a signé le contrat alors que l’initiative Stop-F-35 avait déjà été déposée, bafouant tout processus démocratique.

Cet exemple démontre une fois de plus la nécessité de soumettre les budgets de l’armement au peuple. D’autant plus à une période où l’augmentation des budgets militaires se fait ressentir directement par des coupes dans de nombreux autres domaines. « Alors que les canicules s’enchaînent et que les conséquences directes du dérèglement climatique se font plus que jamais ressentir, il est grand temps de revoir notre perception de la sécurité. Continuer de fermer les yeux en investissant des milliards dans l’armement, met directement en danger la population. » termine Rayyân Rehouma.

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