24 juin 2026. Après l’échec d’une première tentative, le Conseil fédéral présente un projet remanié : la TVA devrait désormais être augmentée de 0,5 point de pourcentage au lieu de 0,8, mais sur une période de deux ans supplémentaires. Le GSsA met en garde contre une mesure présentée comme temporaire qui deviendra de facto permanente.
En mars 2026, le Conseil fédéral a lancé la procédure de consultation concernant une hausse temporaire de la TVA de 0,8 % destinée à financer des projets d’armement très coûteux. Malgré une forte opposition – tant le Parlement que la population s’y opposent actuellement –, le conseiller fédéral Martin Pfister poursuit obstinément sa ligne et présente aujourd’hui, en substance, le même projet, avec quelques modifications mineures.
«Faire croire à la population qu’une hausse de la TVA n’est que temporaire, c’est une vulgaire tentative de faire accepter ce projet très critiqué :dans l’histoire de la Suisse, la TVA n’a encore jamais été réduite après avoir été augmentée », déclare Pauline Schneider, secrétaire politique du GSsA.
Derrière l’apparente « volonté de compromis » du Conseil fédéral se cache la même logique : les recettes supplémentaires doivent être intégralement affectées aux dépenses d’armement. Non seulement le DDPS a repris les paiements pour le système Patriot, qui avaient été suspendus en avril 2026, mais il négocie parallèlement un deuxième système de défense aérienne, dont le coût s’élève également à plusieurs milliards, avec Israël, la France et la Corée du Sud. Une décision qui fait grimper les coûts sans garantir ni l’efficacité ni le respect des délais.
Si le Parlement devait rejeter à nouveau le projet, il n’y aurait pas de plan B. « Le DDPS est intraitable. Il est absurde de reprendre les paiements pour le Patriot tout en négociant des milliards pour un deuxième système, sans aucune garantie de financement », ajoute Pauline Schneider. « Cette manière de faire ne protège pas la population, mais vide les caisses publiques au profit d’intérêts militaires. »
Au lieu d’étudier de véritables alternatives, le Conseil fédéral continue de présenter le réarmement comme la seule option possible. C’est une fois de plus la population qui devra payer le prix des erreurs de planification et des scandales au sein du DDPS. Le GSsA se tiendra prêt pour la campagne de votation qui accompagnera ce projet.
