Le GSsA condamne fermement l’attaque des Etats-Unis de Trump contre l’Iran, qui est contraire au droit international. Selon l’article 51 de la Charte de l’ONU, une attaque militaire pour se défendre n’est autorisée que si un pays est attaqué par les armes ou si une telle attaque est imminente. Ces deux conditions ne s’appliquent pas à la situation actuelle en Iran.
Avec son escalade, l’extrême droite de Trump rejoint l’extrême droite de Netanyahu. L’attaque d’Israël contre l’Iran était contraire au droit international – tout comme Israël viole le droit international en possédant ses propres armes nucléaires, dans la plus grande opacité et sans adhérer au Traité de Non-Prolifération (TNP). Le GSsA exige du Conseil fédéral une condamnation claire et sans équivoque de ces attaques contraires au droit international.
Nous demandons en outre au Conseil fédéral de reprendre au moins les sanctions de l’UE. En ce qui concerne les Etats-Unis, la résiliation du contrat du F-35 s’impose d’autant plus. « Quiconque continue d’acquérir du matériel de guerre aux Etats-Unis, notamment l’avion de combat F-35, sur la base des faits actuels, fait preuve de négligence », déclare Pauline Schneider, secrétaire du GSsA.
L’escalade meurtrière dans la région montre l’importance d’une interdiction internationale des armes nucléaires – telle que l’ONU l’a déjà décidée en 2017. Cela met également en évidence l’urgence de l’initiative populaire pour une adhésion de la Suisse au Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Les armes nucléaires ne rendent pas le monde plus sûr, mais augmentent l’insécurité. Pauline Schneider ajoute : « C’est une preuve supplémentaire de l’importance du traité sur l’interdiction des armes nucléaires : seule la voie diplomatique est honnête et mène au but lorsqu’il s’agit du désarmement nucléaire ! » Toutes contre-attaques contre des cibles civiles constituent également des violations du droit international humanitaire.

