Le GSsA rejette catégoriquement le financement du réarmement par la TVA

21.09.2026. Alors que le Conseil fédéral vient d’adopter sa nouvelle stratégie de sécurité, qui juge improbable une attaque militaire sur sol suisse, et qu’il vient déjà de demander près d’un milliard de francs supplémentaires pour des dépenses d’armement en 2026, le Conseil des Etats valide le projet visant à financer les dépenses d’armement de l’armée par une hausse de la TVA et la création d’un fonds pour l’armement. Le GSsA rejette catégoriquement cette proposition.

La hausse de la TVA frappe indistinctement la population, alors même que les dépenses militaires connaissent déjà une forte progression. Pour le GSsA, il est absurde de demander davantage aux ménages pour financer une politique de réarmement sans plan ni nécessité avérée. Compte tenu de l’incapacité manifeste du DDPS – voir les cas du F-35, du système Patriot et des drones Elbit –, toutes les options de financement de ce fonds d’armement devraient être soumises au peuple. Sinon, la proposition de création d’un fonds d’armement risque de devenir le prochain gouffre financier.

« Alors que le Parlement et le Conseil fédéral démantèlent toujours plus l’Etat social au profit du réarmement, il est absurde de faire payer la population pour accélérer ce processus sans planification concrète. La sécurité ne se résume pas à acheter toujours plus d’armes », déclare Pauline Schneider, secrétaire politique du GSsA. 

L’augmentation de la TVA nécessitant une modification de la Constitution, elle est soumise au référendum obligatoire. Craignant un vote populaire défavorable, les partis bourgeois souhaitent dissocier le fonds d’armement de l’augmentation de la TVA. Le GSsA s’oppose fermement au fonds d’armement proposé, quelle que soit sa forme.