Une large alliance composée de partis politiques, d’organisations pacifistes, d’ONG, d’associations religieuses et de collectifs a réuni les signatures nécessaires pour que le référendum sur le matériel de guerre puisse avoir lieu. Plus de 62 000 signatures ont déjà été recueillies, un mois avant l’expiration du délai de collecte. Cela souligne le mécontentement de la population face à l’assouplissement de la loi fédérale sur le matériel de guerre (LFMG).
Le délai de la phase de récolte de signatures pour le référendum contre l’assouplissement de la LFMG court encore jusqu’au 17 avril 2026. Mais l’Alliance pour le référendum sur le matériel de guerre a déjà recueilli plus de 62 000 signatures. Il est donc désormais clair que le référendum pourra être déposé et qu’il aboutira. Le fait que les signatures nécessaires aient été recueillies un mois avant l’expiration du délai témoigne d’une incompréhension largement répandue face à la modification de loi adoptée par le Conseil fédéral et le Parlement.
« Pendant cette période de récolte de signatures, on a rencontré de nombreuses personnes dans la rue qui nous ont dit qu’elles refusaient de vivre dans une Suisse qui autorise à nouveau la livraison de matériel de guerre vers des zones de guerres civiles et des États qui bafouent systématiquement les droits humains. Cet assouplissement, voulu par le lobby de l’armement, ne sert qu’à enrichir Rheinmetall & Co. », explique Rayyân Rehouma, secrétaire politique du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).
Si nous avons pu atteindre notre objectif si rapidement, c’est grâce aux nombreuses personnes qui se sont engagées bénévolement pour aller récolter des signatures dans la rue. La large Alliance qui s’est encore élargie ces derniers mois a également joué un rôle déterminant dans le succès de cette récolte : elle a permis de rallier de nombreuses personnes avec des arguments variés et de les convaincre de l’absurdité de cet assouplissement.
Au cours des prochaines semaines, les signatures seront envoyées aux communes, afin qu’elles contrôlent leur validité. « D’après notre expérience, nous estimons que moins de 10% des signatures risquent d’être invalidées. Notre marge de sécurité est donc largement suffisante, ce qui nous permettra de dépasser les 50 000 signatures valides requises », poursuit Rayyân Rehouma.
Le dépôt des signatures à la Chancellerie fédérale aura lieu le 17 avril 2026. Une invitation à la presse suivra.

