24.06.2026 Le GSsA avait averti que la révision de la loi sur le service civil acceptée de justesse le 14 juin n’était qu’une première étape. L’annonce du Conseil fédéral de vouloir fusionner le service civil et la protection civile confirme aujourd’hui la volonté de poursuivre le démantèlement progressif du service civil, au mépris de son rôle essentiel pour les objecteurs de conscience et pour la société.
À peine la révision de la loi sur le service civil adoptée, le Conseil fédéral prépare déjà de nouvelles restrictions. « Nous avions clairement prévenu que la votation du 14 juin n’était qu’un premier pas vers un démantèlement plus large du service civil. La droite bourgeoise a été suffisamment claire à ce sujet, et les événements nous donnent malheureusement raison », déclare Pauline Schneider, secrétaire politique du GSsA.
Le service civil a été créé pour permettre aux personnes qui ne peuvent pas concilier le service militaire avec leur conscience d’accomplir une forme de service reconnue par l’État. La fusion avec la protection civile ne correspond pas à la vocation initiale du service civil et réduit les deux alternatives civiles au profit d’une armée déjà surdimensionnée aujourd’hui. « Remettre en cause cet acquis historique revient à attaquer directement les droits des objecteurs de conscience », ajoute Pauline Schneider. Et d’insister « Dans tous les cas, les services accomplis par les civilistes sont bien plus importants que celui des soldats.» Le GSsA critique fermement cette nouvelle offensive et continuera à s’opposer à toute mesure visant à affaiblir ou démanteler le service civil, indispensable tant pour les personnes concernées que pour les nombreuses institutions qui bénéficient de leur engagement. Le GSsA sera prêt à combattre cette proposition dangereuse lors du vote populaire.
