Le 15 janvier, nous nous sommes retrouvé·es avec nos allié·es sur la terrasse du Palais fédéral. En trois mois de récolte intensive, l’alliance a rassemblé plus de 60 000 signatures. Sous un doux soleil d’hiver, nous avons pu les remettre à la Chancellerie fédérale.
Parmi les personnes présentes, il y avait beaucoup de jeunes, notamment des membres des Jeunes Vert·es, en première ligne pour ce référendum. Mais des militant·es plus âgé·es étaient aussi au rendez-vous: ils ont porté, caisse après caisse, des milliers de signatures jusqu’à l’entrée de la Chancellerie fédérale. Ils se souviennent encore de l’époque où le service civil n’existait pas, et où refuser le service militaire pour des raisons de conscience était passible de sanctions.
La modification législative adoptée par le Parlement ne mène pas encore à une criminalisation en bonne et due forme. Mais elle marque la première attaque ciblée contre l’institution du service civil. C’est la bonne vieille tactique du salami: on rogne les droits tranche après tranche. Et la suite est déjà dans les cartons: retour de l’examen de conscience et fusion avec la protection civile.
C’est précisément pour cela qu’avec le dépôt des signatures, la campagne de votation a démarré immédiatement. Cette année, nous voterons sur l’affaiblissement du service civil, et ce scrutin, nous devons le gagner. Les six mesures prévues feraient baisser de 40 % le nombre de civilistes: autant de bras en moins dans les écoles, les hôpitaux et les EMS. Mais l’enjeu va plus loin: ce projet est un premier pas vers la suppression du service civil. Voilà pourquoi nous disons clairement: « Pas touche au service civil! »

